Kamil Andaloussi (Polytechnique Paris 2025)
La décarbonation rapide des économies est essentielle pour préserver les écosystèmes. Les marchés volontaires de crédits carbone permettent aux entreprises de compenser leurs émissions en finançant des projets de réduction ou de séquestration du CO₂, certifiés par des organismes tels que Verra ou Gold Standard. Or, en 2023, une enquête internationale a révélé que de nombreux projets certifiés ne tenaient pas leurs promesses, provoquant une crise de confiance et une chute du marché, passé de 1,9 milliard à 723 millions de dollars.
Pour rétablir la crédibilité, les certificateurs imposent désormais un suivi scientifique rigoureux. Mais cette exigence représente un défi majeur pour les pays en développement, principaux fournisseurs de crédits carbone, qui manquent des outils et compétences nécessaires. Le projet vise donc à accompagner les développeurs africains dans la mise en place de méthodes fiables et transparentes, afin de produire des crédits conformes aux nouvelles normes.
L’accent est mis sur les projets REDD+ et AFOLU, liés aux forêts et à l’usage des terres, qui représentent près de la moitié du marché et ont été les plus critiqués. En renforçant leur qualité et leur suivi, il s’agit de redonner confiance aux entreprises souhaitant compenser leurs émissions par des projets réellement efficaces.