Ashley Maynard (ETHZ 2025)

Les lésions cérébrales constituent l’une des principales causes de handicap à long terme ; des millions de personnes dans le monde souffrent de séquelles cognitives et motrices durables. Contrairement à certains animaux, comme les salamandres, le cerveau humain ne peut pas se régénérer complètement après une lésion. Comprendre pourquoi certaines espèces sont capables de réparer leur cerveau alors que d’autres en sont incapables pourrait ouvrir de nouvelles pistes pour favoriser la récupération chez l’être humain.

Ma recherche compare les réponses aux lésions cérébrales chez différentes espèces, depuis les salamandres dotées de capacités de régénération exceptionnelles jusqu’aux souris et aux humains, dont les capacités de réparation sont limitées. Grâce à des approches de pointe en génomique unicellulaire et en imagerie, nous élaborerons un « Guide des lésions cérébrales » qui cartographiera la manière dont les différents types de cellules cérébrales réagissent aux dommages.

En étudiant l’évolution de ces processus au fil du temps, nous cherchons à identifier les interrupteurs moléculaires qui permettent une régénération réussie. Parallèlement, nous testerons ces gènes candidats dans des tissus cérébraux cultivés en laboratoire afin d’évaluer si la régénération peut être améliorée. Ce travail jettera les bases de futures thérapies et nous rapprochera de l’objectif d’aider le cerveau à se réparer lui-même après une lésion traumatique.

 

Site web : https://www.epfl.ch/labs/gr-maynard/